Que représentent les reliques, n’y a-t-il pas là quelque relent
de superstition ?
Quand on parle des reliques il est bon de rappeler que ce n’est pas
d’abord un phénomène chrétien ou spécifiquement catholique.
C’est avant tout un phénomène anthropologique, universel, qui
remonte aux origines de l’homme ! C’est même un des signes qui
atteste la présence de l’homme sur la terre, comme le confirment
tous les anthropologues, car seuls les hommes enterrent leurs
semblables.
Le culte des morts
Ces restes humains, ces pauvres os disposés avec soin dans une
caverne ou dans une tombe remplissent une fonction sacrée de
mémoire, de présence et de communion, depuis la nuit des temps
jusqu’à nos jours. Quand chaque année des millions d’hommes et
de femmes de toutes cultures et de toutes conditions sociales se
rendent dans les cimetières, c’est bien devant les « reliques »,
c’est-à-dire les restes mortels de leurs proches, qu’ils aiment se
recueillir, se souvenir et entrer en communion avec eux par la
pensée, le coeur et la prière.
L’actualité nous fournit de multiples exemples de cet attachement
des hommes à conserver et à honorer les restes mortels de leurs
semblables. Ainsi, quand survient une tragédie, comme
l’effondrement des deux tours du World Trade Center ou un drame
de la mer, on met alors tout en oeuvre pour retrouver les corps des
disparus et les rendre à leurs familles.
L’Eglise, « experte en humanité » (Paul VI) a toujours respecté
cette coutume qui consiste à se recueillir et à prier en présence des
restes mortels de ceux que nous avons connus et aimés. Cette
pratique, présente dans l’Ancien et le Nouveau Testament, perdure
jusqu’à nos jours.
Les reliques, signes de la présence du saint
Nous ne sommes pas de purs esprits et nous avons besoin de
signes. Les reliques des saints sont à considérer comme les signes
très pauvres et très fragiles de ce que furent leurs corps: c’est avec
leur corps que les saints ont agi, pensé, prié, travaillé, souffert...
Or ces signes presque dérisoires, Dieu veut parfois s'en servir pour
manifester sa Présence et faire éclater sa Puissance et sa Gloire, à
travers des miracles. Car c'est Lui qui agit à travers ces signes.
Signes de l’attente de la résurrection
De surcroît le culte des reliques des saints est là aussi pour signifier
que nous sommes en attente de la Résurrection. Dieu qui nous a
fait un corps à partir de si peu de chose est assez puissant pour
nous façonner un corps de gloire. Les restes mortels du premier
sont comme les arrhes du second. Les reliques sont le signe de
cette double vérité. C'est à ce titre qu'elles sont scellées dans la
pierre des autels, lieu de la célébration de la mort et résurrection du
Christ.
Vous trouverez ci-dessous plusieurs articles consacrés à la dévotion à la Miséricorde Divine « Ultime planche de Salut » selon les paroles du Christ à Sainte Faustine.
Le mot miséricorde veut dire : qui a le cœur sensible au malheur d'autrui, à la misère.
Il vient du latin " miseri/cordia ", et signifie " qui a le cœur (cor) sensible au malheur (miseria).
Dieu a un cœur sensible à la misère, à notre misère, à nos souffrances, à nos péchés.
L'Ancien Testament présente souvent le Seigneur comme un Dieu de miséricorde et utilise pour cela des expressions émouvantes : il a des entrailles de miséricorde, il aime d’un amour profond,
comme une mère …
La miséricorde de Dieu est particulièrement visible dans le Christ: "Lui-même l’incarne et la personnifie. Lui-même est, dans un certain sens, la miséricorde. " Par ses paroles et par ses actes,
Jésus manifeste le Cœur miséricordieux de Dieu. Mais toute l'intensité de l'amour et de la miséricorde se manifeste par l'épreuve de la Passion et de la Croix. Là, Jésus a pris notre péché, mais
aussi toutes nos souffrances, la souffrance de chaque personne, de tous les hommes et de toutes les femmes, de tous les temps.
Or, le Christ a voulu au cœur du XX siècle rappeler au monde son amour et sa
miséricorde et " révéler que la limite imposée au mal, dont l’homme est l’auteur et la victime, est en définitive la Divine Miséricorde " . Pour cela, il est apparu à une religieuse
polonaise, première sainte du troisième millénaire, canonisée par Jean-Paul II : sainte Faustine.
Le Christ redit à notre temps " qu’il n’y a pas sous le ciel d’autre
nom donné aux hommes par lequel nous puissions être sauvé " Ac 4,12. Et en lui montrant son côté transpercé, Il invite à venir puiser avec grande confiance, dans son Sacré Cœur les flots de
miséricorde qui lavent les âmes du péché et les délivrent de la mort. Enfin, il indique clairement que " la source du réconfort et de l’espérance se trouve dans l’éternelle miséricorde de Dieu
".
Le 18 avril, lors de la messe solennelle « pour l’élection du pontife », « Pro eligendo pontifice », en la basilique
Saint-Pierre, le Cardinal Ratzinger offrait une vision de l'Eglise sous le signe de la miséricorde :
« La miséricorde du Christ n’est pas une grâce à bon marché, qui banaliserait le mal. Le Christ
porte sur son corps et dans son âme tout le poids du mal, toute sa force destructrice ».
"Loin d'être une dévotion
secondaire, le culte de la Miséricorde Divine fait partie intégrante de la foi et de la prière du chrétien" affirmait Benoît XVI lors du dimanche de la Miséricorde Divine 2006. "Jean-Paul
II a valorisé l'expérience spirituelle d'une humble soeur, sainte Faustine Kowalska et a voulu que le dimanche après Pâques, soit consacré spécialement à la Divine Miséricorde; et la Providence a
permis qu'il meure dans la vigile de cette fête.Le mystère de l'amour miséricordieux de Dieu a été au centre du pontificat de mon vénéré Prédécesseur".